Je pratique la boxe depuis l’âge de 10 ans et je sais depuis longtemps que la boxe réduit le stress. Mais qu’est-ce que le stress exactement et quels sont ses effets sur votre corps ? Afin de prouver objectivement que la boxe réduit le stress, j’ai d’abord étudié ce qu’est réellement le stress.

LE STRESS EN GÉNÉRAL

Dans la vie quotidienne, nous utilisons souvent le mot “stress” pour désigner une émotion négative. Nous ressentons du stress lorsque nous sommes en retard à un rendez-vous important, cela nous rend nerveux.  Ou bien cela nous ennuie que l’internet soit à nouveau en panne. Le stress peut vous amener à vous comporter différemment de la normale : vous vous essoufflez et vous vous mettez en colère de façon déraisonnable, ou vous commencez à fumer et à boire davantage, par exemple.

Le stress peut également vous aider à penser plus clairement et à mieux vous concentrer, afin de réussir cet examen ou de faire une bonne présentation.  Dans ce cas, le stress est un moyen de vous maintenir en alerte. Vous pouvez donc ressentir le stress à différents niveaux.

DÉFINITION DU STRESS

J’ai longtemps cherché une définition non ambiguë du stress, mais je ne l’ai pas trouvée. Dans la plupart des cas, le stress est décrit comme la manière dont un individu réagit à un événement stressant. Le stress peut être considéré comme une réponse physique biologiquement nécessaire de notre organisme à un facteur de stress interne ou externe.

Le psychiatre et chercheur sur le stress Boudewijn Van Houdenhove définit le stress comme “un certain nombre de mécanismes biologiques et psychologiques qui sont déclenchés par une menace réelle ou perçue pour notre équilibre physique ou psychologique.

LES BIENFAITS DU STRESS

Le stress est à l’origine un mécanisme de défense des animaux et des humains face à un danger aigu. Afin de réagir rapidement à une situation de danger de mort, le cerveau envoie des signaux qui activent un système de stress biologique. Cela entraîne une réaction automatique de ‘fight flight freeze’ (combat, fuir ou geler). Le stress augmente donc les chances de survie dans les situations de danger de mort.

Aujourd’hui, notre cerveau réagit toujours de la même manière lorsqu’il pense qu’un danger est imminent ; il ne fait pas la différence entre le lion rugissant de la préhistoire et le stress de cette importante présentation aujourd’hui. Le système de stress de votre cerveau vous maintient en alerte et concentré, ce qui vous permet de réagir plus rapidement et d’être plus performant.

LE STRESS, BIOLOGIQUEMENT

Lorsque vous êtes stressé, différents systèmes entrent en action.

SYSTÈME NERVEUX AUTONOME

Tout d’abord, les glandes surrénales produisent les hormones adrénaline et noradrénaline. Le système nerveux autonome provoque l’accélération du rythme cardiaque, l’augmentation de la pression sanguine, l’accélération de la respiration et le ralentissement de la digestion. Les muscles se contractent, les sens deviennent plus aiguisés et le corps se prépare à la première réaction rapide nécessaire (réaction de combat, de fuite et de gel). Il peut réagir à un danger immédiat en une fraction de seconde.

AXE HPA (Axe hypothalamus-pituitaire-surrénalien)

Dans l’étape suivante, le cortex surrénalien produit le cortisol, l’hormone du stress. Cela conduit à la dégradation des protéines, à partir desquelles le glucose est fabriqué (néoglucogenèse). Cela donne à votre corps plus d’énergie pour compenser le surplus d’énergie utilisé dans la réponse aux impulsions de combat, de fuite et de geler et pour être actif plus longtemps que la normale.

La production de cortisol, régulée par l’axe HPA (propre image).

La production de cortisol est régulée par l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HHS), également appelé axe du stress. L’hypothalamus produit l’hormone CRH (Corticotropic Releasing Hormone) lorsque le taux de cortisol diminue. Cette hormone stimule l’hypophyse pour qu’elle fabrique de l’ACTH (hormone adrénocorticotrope). L’ACTH stimule ensuite les glandes surrénales pour qu’elles produisent du cortisol. Le cortisol lui-même, comme une sorte de thermostat, inhibe la production de CRH et d’ACTH si le taux de cortisol est suffisamment élevé (rétroaction négative).

Il existe donc une sorte d’équilibre naturel : en cas de stress, le besoin de cortisol augmente parce que l’organisme a besoin de plus d’énergie, et la production de CRH et d’ACTH augmente, ce qui permet de fabriquer davantage de cortisol.

Lorsque la situation stressante est terminée, le besoin de cortisol diminue, donc moins d’ACTH et de CRH doivent être produites, ce qui permet à l’organisme de se reposer et de récupérer de l’effort supplémentaire

IMMUNSYSTEM

Enfin, le système immunitaire est activé pour se remettre rapidement des blessures et inflammations subies pendant la réaction de réaction de combat, de fuite et de gel.